Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 12:14

Ah... Y'a pas à dire, lorsque l'on ouvre ses volets et que l'on se retrouve face à ça, la journée prend tout de suite un tour enchanteur et plein de promesses:

Snow2009.jpg

Dommage que cette "perturbation" tombe encore hors créneau, un Noël en blanc, ça aurait été le plus beau des cadeaux...
Alors, à quoi occupez-vous vos journées par un temps pareil?
En ce qui me concerne, et même si je suis cassée par un vilain gros rhume, je me suis payée le luxe d'une randonnée en ville, sous la neige... Le rêve!

Par Ashtray-girl - Publié dans : Love Today
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 14:24

L'événement est suffisamment rare pour mériter un article: Ashtray-girl est fan... d'une série française! Avouez que ça frôle l'impensable! Non, sans rire, il est presque aussi difficile de trouver une production télévisuelle de qualité française, qu'un fragment d'étoile crashé au fond de son jardin. D'où mon enthousiasme, et d'où cet article.

Avec la promo qu'a fait M6, difficile de ne pas avoir entendu parler de L'Internat, présenté comme "la nouvelle série événement". La bestiole, adaptée d'une série espagnole - El Internado - a pour elle, d'emblée, un cadre original et propice à de nombreux rebondissements, un casting éclectique et attachant, un scénario riche en promesses... et 10 épisodes pour convaincre. Comme je suis d'un naturel curieux (comme j'ai coutume de le dire), et que mes soirées ne sont pas particulièrement saturées ces derniers temps (
télé/dodo), je pouvais bien laisser une chance aux premiers épisodes, pas vrai?
Dix épisodes plus tard, je suis définitivement conquise... et frustrée! La fin m'a laissé sur une telle faim! J'en ai des crampes d'estomac! Mais, avant de parler de la fin, revenons-en au début, et à ce qui a ferré si efficacement votre servante...

L'internat

D'abord, l'unité de lieu. Un élément qui pourrait s'avérer fort rébarbatif s'il n'était pas particulièrement soigné. L'internat en question se situe au coeur d'un immense domaine, environné d'une forêt si dense que c'est toujours une suprise de réaliser que des visiteurs extérieurs parviennent à trouver leur chemin jusqu'en cet endroit hors du monde, et la bâtisse fait dans la vieille pierre, avec passages secrets intégrés. Bref, un mini-mini-Poudlard, avec uniforme de rigueur (décliné selon un code vestimentaire très varié mais contraint aux seuls gris et rouge), équipe enseignante réduite au strict minimum et gardien des clés intendant fidèle au poste. L'endroit évoque d'avantage une colonie de vacances occupée à une méga chasse aux trésors grandeur nature qu'un internat type, dont la carte les aidant dans leurs recherches semble ne pas connaître de limites. Une parenthèse entre deux époques, deux mondes, deux réalités, et où le rationnel quotidien tutoie l'incroyable passé...

L'internat

Passé simple, trouble, révolu ou encore en mutation, que partagent les nombreux protagonistes de cette série, tous aussi différents que mystérieux, du prof de maths au fils de l'intendant, en passant par le cuisinier ou la fiancée du dirlo. Une seule certitude: chacun d'eux cache un secret, plus ou moins effrayant. Et ça tient en haleine, mes amis! Disparitions, bribes inquiétantes du passé qui ressurgissent, magouilles familiales, espionnage, quiproquos, intrigues amoureuses compliquées, trahisons, alliances, mensonges... Un programme conséquent, quoi!
Vu de loin, on pourrait penser à une saga de l'été améliorée, mais c'est bel et bien une série à part entière qui nous est proposée. A mesure que les épisodes passent, on se figure l'étendue des intrigues multiples se superposant les unes aux autres, peu à peu, pour créer un canevas complexe, dont les réponses tardent à aboutir, tant la trame est dense. Peu à peu (ou d'emblée), on s'attache aux personnages, on frémit avec eux, on exulte, on cherche, on s'arrache les cheveux pour comprendre un tant soit peu les tenants et les aboutissants de ce qui se joue dans les coulisses de cet établissement pourtant dépeint comme exemplaire, mais qui part clairement en vrille. Alors, certes, quelques rebondissements prêtent à sourire, ou désarçonnent, c'est selon, mais l'on en vient toujours à comprendre que chaque événements à une importance dans la suite des opérations. Plus l'intrigue avance, et plus l'on nage en eaux troubles, et tandis que l'on nous donne une miette de réponse concernant cet imbroglio passionnant, on se heurte à dix autres questions.

L'internat

Le hic, c'est le final. Un dénouement apparemment bâclé, sabordé, si brouillon et indistinct qu'il en est insultant. Car à la dernière minute du dernier épisode, il n'est divulgué que de nouvelles interrogations, et une avalanche d'actions en suspend, nullement abouties. On pourrait comprendre un tel cliffhanger pour une série dont la suite a été clairement annoncée. Hors, pour L'Internat, il n'en est rien. En effet, dés le départ, le projet a été présenté au public comme un feuilleton de 10 épisodes. Pas moins. Et pas d'avantage. Quelle surprise alors de constater qu'à la fin... il n'y a pas de fin. Stupeur, tremblements, questionnement... Quid? En réalité, L'Internat pourrait en effet être décliné sur plusieurs saisons (El Internado en est à sa 6ème saison)... à condition que la saison 1 ait convaincu! Si c'est pas du méga fouttage de gueule, ça? En clair, si l'audimat a été suffisant (et actuellement, les fans tremblent), une saison 2 serait mise en chantier pour poursuivre l'histoire. Si, au contraire, la production juge les résultats insuffisants, l'aventure s'arrête là... avec la non-fin qu'on lui connaît! Et là, j'enrage! La politique peut se comprendre, mais pas le sabordage artistique. Si tel était vraiment leur position, ils auraient pu, au moins, proposer une fin alternative, qui clôturerait dignement ce feuilleton de qualité. Parce que merde, pour une fois qu'on fait un truc bien, la moindre des choses serait de mener l'affaire correctement de A à Z!
Bref, on est sur les dents, tous ceux qui ont suivi L'Internat assidument pendant 1 mois, attendant impatiemment le jeudi soir pour connaître la suite de cette saga addictive.
Voilà, je tenais à faire un billet à ce sujet, parce que j'ai vraiment kiffé ma race! J'ignore si vous aussi vous avez suivi la série, mais j'attends vos réactions avec impatience, jeunes gens! Et si, comme moi, vous êtes accros et priez ardamment pour qu'une suite soit donné à L'Internat, rejoignez la mobilisation:
Une saison 2 pour L'Internat (ouais, on est des warriors...!)

EDIT:
Réponse de M6: une saison 2 existe bel et bien () mais sa diffusion n'est pas envisagée actuellement... 'Sont fous ces gens!

Par Ashtray-girl - Publié dans : Addictions - Communauté : Fans en séries
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 17:46

Mais c'est que ça faisait longtemps que je n'avais pas consacré un article à Twilight (on dirait pas, je sais, étant donné que je la ramène quand même vachement souvent à propos de ça) mais là, il faut quand même que je fasse le point sur la sortie de New Moon, vous en conviendrez (oui, parce que moi, je dis New Moon, hein Lulu, pas pour crâner ni rien, mais parce que les titres français, je ne m'y fais pas... Et pis zut d'abord, je crâne si je veux! ).

New Moon
On peut dire qu'on l'aura attendu ce foutu film, depuis le mois de février. Parfois, j'ai la sensation qu'une partie de mon année à été rythmée par cette saga... j'exagère un peu, mais vous cernez l'idée. Difficile de ne pas se monter le bourrichon avec l'impressionnante campagne marketing entourant le tout aussi! C'est un peu comme si un cadeau sympa avec été enveloppé dans plusieurs kilomètres d'un papier extraordinaire. Si bien que, comme souvent, l'emballage est tel, chargé de tant de promesses, qu'une fois la boîte dans les mains et le cadeau découvert, bah... Vous voyez quoi? La déception n'est jamais loin, en somme. Et c'est un peu ce qui s'est passé avec New Moon, lors de la 1ère projo, le jour de la sortie (
oui, j'ai bravé les éléments et la foule pour le voir le jour J, mwahahah!).
Autant vous mettre à l'aise tout de suite - et confirmer par la même occasion que je suis une sacrée geek quand même - j'ai vu le film 3 fois en 6 jours. Bon, s'il n'avait tenu qu'à moi j'y serais retourné 1 ou 2 fois de plus je ne l'aurais pas vu autant de fois en si peu de temps, mais vous savez ce que c'est, il faut accompagner truc, puis machin(e), puis bidule... Bref, on fait pas ce qu'on veut! (
La vieille excuse...)
Alors, tout compte fait, qu'ai-je pensé de New Moon (
okay, j'ai à moitié tué le suspens en révélant d'emblée que je l'ai vu 3 fois, mais essayez de vous persuader que je pourrais être assez dingue pour retourner voir un film que je n'ai pas aimé, par exemple...)? Ma foi, comme je m'y attendais (enfin, oui et non), y'a du bon, et du beaucoup moins bon (faut être réaliste).
C'est parti: listing!



Commençons de suite par les points qui fâchent, on sera débarassés...

J'ai d'énooooooormes griefs à l'encontre de la V.F. - que je redoutais, à juste titre - qui m'a littéralement plombé le film. Nan mais sans rire, c'est quoi ces dialogues pourris? C'est d'une niaiserie! Pas étonnant que les critiques soient mauvaises et que les fans soient pris pour des billes! C'est dégoulinant, soupirant, affligeant:
" Je dois partir, ne me retiens pas, c'est mieux pour nous deux, même si je t'aime, tu sais, et que je vais en crever, mais je te mens pour ton bien..." C'est naze! J'ai eu d'autant plus de mal que j'avais les répliques en anglais dans la tête qui, si elles ne sont pas d'une folle extravagance, passent quand même pour du romantisme inspiré plutôt que pour de la soupe. Non contents de nous en avoir fait de la bouillie, ils nous collent un doublage sous anxyolitiques. A quelques exceptions près, c'est une catastrophe, la palme revenant indéniablement à Edward. On dirait qu'il n'a plus de poumons tant il manque de souffle (bon, techniquement, c'est quasiment le cas). Sans rire, il soupire plus qu'il ne parle. Pour la voix de velours, on repassera... Bref, il me tarde, vous ne pouvez savoir Ô combien, de revoir ça en V.O. La digne V.O.! Au passage, ôtez-moi d'un doute: c'est aussi niais, les bouquins, en français?

Edward, Bella, Jacob
 Un bémol quant à la B.O., bien en-dessous de celle du 1er opus, qui tient surtout, à mon sens, de l'atmosphère particulièrement lourde du film. Il fallait s'en douter, on ne pouvait pas mettre du Paramore là-dessus, mais ça colle quand même vachement moins à la peau. Je ne critiquerais pas la B.O. instrumentale, excellente, sauf pour formuler un regret: celui de ne pas y retrouver, ne serait-ce qu'en partie, le thème de Twilight, Bella's Lullaby, que la production avait pourtant évoqué, si je ne m'abuse? Dommage. Gros bémol également pour l'intrusion de Muse, qui ne sert à rien, et pour la reléguation des Death Cab en fin de générique... De qui se moque-t-on?

 Une remarque par rapport à l'affiche, rétrospéctivement - mais c'était valable aussi avant d'avoir vu le film, quand on y pense - que je juge superbe, mais pas vraiment à propos: vous ne trouvez pas qu'elle aurait mieux convenu pour Eclipse? Parce que là, pour le coup, on voit pas encore très bien la rivalité, enfin, pas clairement, comme à la fin...

 Je ne suis pas une grande fan des adaptations de bouquins qui Jacob vs Edward cherchent à tout prix à mettre en images ligne par ligne l'histoire originale. Une dose d'interprétation est toujours préférable quand on passe sur grand écran, à mon sens. Or, ici, on a le sentiment que Chris Weitz a voulu coller au roman. Si son intention est fort louable, elle n'en est pas moins criticable, le monsieur ayant omis de prendre en compte le facteur temps dans sa belle entreprise. En effet, difficile de retranscrire parfaitement un volume de presque 600 pages en 2h10... C'est beau de rêver, mais, non. Ce qui donne un résultat plus qu'inégal. En effet, si la moindre petite scène est présente dans le bouquin, l'ordre de priorité n'a pas été respecté, loin s'en faut. J'épingle donc ce cher Chris concernant l'impardonnable, LA scène qu'il ne fallait pas foirer (
mais il l'a fait): les retrouvailles de Bella et Ed' (sans rire, c'est le meilleur moment). Essayer d'en caler un bout à Volterra, c'était une connerie de la pire espèce. Zapper la scène de l'aéroport avec les Cullen, c'était franchement nul (encore que, on a bon espoir pour l'édition dvd). Mais alors, réduire à peau de chagrin le plus beau des chapitres de la saga, à savoir le plaidoyer d'Edward pour assurer Bella de son retour et expier sa "faute", c'est franchement minable. Je l'attendais, ce retour à Forks, ces explications passionnées, ces serments d'attachement éternel... Et puis non. Flop. Dégoûtée je suis. De même, le vote des Cullen est expédié en trois coups de cuillère à pot - même pas de table ronde - et LA demande... Bon, LA demande, à l'extrême, elle est pas mal ammenée, même si elle arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, au regard de l'enchaînement discutable des événements. Car, pour parachever le côté bancal de l'ensemble, il est bon de souligner que niveau transitions, c'est sauve qui peut. Une cata. A tel point qu'on en perd même le fil, tout en connaissant l'histoire par coeur... Peut-être que ça ne l'a pas fait à ceux qui ne la connaisse pas, allez savoir?

 Je ne sais dans quel camp est Chris Weitz, mais je pencherais pour les animatronics. S'il paraît évident qu'il a éludé les passages Cullen - faut avouer, y'a un truc quoi... - tout en donnant l'impression d'affectionner d'avantage les passages Quileutes - encore que, faut pas être difficile, le passage chez Emily étant ridiculement court - il est indéniable que Weitz adore faire joujou avec les créatures animées en 3D. Tout ça pour dire que, concrètement, je n'ai pas eu la sensation de faire réellement connaissance avec les Quileutes. C'est frustrant, en un sens, même si je ne suis pas particulièrement Team Jacob.

 Toujours en rapport, l'utilisation abusivement réduite des seconds rôles. On nous a rabattu les oreilles du Wolfpack, des Volturi, et au final, on se retrouve avec... nada. A quoi servait de faire tout un flan de Demetri, Felix, Alec, Marcus, Caïus? On ne les voit pour ainsi dire pas! Comme le disait Lulu, du
L Café, à ce stade, on parle d'avantage de figuration. En revanche, on aura notre dose du trio de tête...

Volturi
 ...ce qui me conduit à mon dernier bémol, un gros regret personnel. New Moon est, paradoxalement, un tome de la saga que j'ai trouvé pénible et passionnant tout à la fois, en raison de l'absence d'Edward. En effet, j'avais aimé la sensation similaire à celle de Bella que l'on avait à la lecture du bouquin, à savoir que, une fois Edward parti, l'histoire semble devenir parfaitement insipide, sans saveur, presque absurde. J'aimais d'autant plus sentir le souvenir du personnage plâner au-dessus des autres, absent mais toujours fortement ancré dans leur quotidien, souvenir indélébile, esprit frappeur ne cessant de tourmenter ceux qui restent. J'aimais les hallucinations auditives de Bella, qui m'étaient devenues aussi précieuses qu'à elle... Tout ceci donnait une sensation forte de désespoir, de vide, que le film n'a retranscrit que partiellement, du fait que, techniquement, Edward n'est jamais réellement absent, apparaissant à intervalles trop réguliers pour créer l'illusion de son départ définitif. J'ai trouvé dommage de le voir, finalement (ce qui n'est pas anodin de ma part, vous en conviendrez). Sa voix aurait amplement suffit. Mais bon, j'imagine que, là encore, le fric dicte sa loi.

Voilà, j'en ai fini, globalement, de tout ce qui a pu m'agacer, me frustrer, par rapport à l'adaptation de New Moon. A me lire, on pourrait penser que j'ai peu aimé le film. Il n'en est rien, rassurez-vous...



...car New Moon regorge quand même de quelques très bons points. La preuve:

 La première bonne chose, c'est l'évolution visuelle. Jane Catherine Hardwicke avait fait un travail super, donnant vie à l'atmosphère si particulière de Forks, faisant la part belle aux bois et à ses camaïeux de verts, faisant tournoyer sa caméra pour illustrer le tourbillon de l'amour... Là, si Chris Weitz fait tourner la caméra, c'est pour rendre compte de la vertigineuse descente aux enfers de Bella (
en tous cas, c'est ce que j'ai choisi d'en comprendre). Pour le reste, on a droit à une mise en scène moins éthérée, plus vive, donnant la priorité aux plans sérrés, comme pour coller au maximum aux protagonistes et à ce qui leur arrive. La vraie amélioration se ressent du côté des loups garous et des vampires. Les uns paraissent vraiment réalistes, imposants, quand les seconds sont enfin perçus comme plausibles. Plus de ralentis excessifs, d'illusion ratée de mouvements vifs comme l'éclair, de filins ostensibles, etc... Chris Weitz a su donner de l'ampleur aux créatures fantastiques du roman. Et ça, c'est bien. Merci Chris.

 Dans cet opus, j'ai tout particulièrement adoré les seconds rôles (
ceux qui mériteraient d'avoir un Alice & Bella tout petit peu plus de place à l'écran), merveilleusement incarnés, souvent en décalage avec l'action en cours, d'ailleurs. Charlie d'abord, personnage que j'affectionne tout particulièrement, tant il me touche. Je trouve parfaite la façon dont Billy Burke a su rendre l'inquiétude d'un père célibataire, dépassé, tentant de sortir un peu de sa coquille pour venir en aide à sa fille. Il est parfait, dans chaque scène. Rien à redire. Alice, comme toujours, chouchoute depuis le début, qu'on ne voit hélas jamais assez. J'adore l'air mutin qu'a su lui donner Ashley Greene, c'est une vraie réussite. Elle est vraiment telle que je me l'imaginais par rapport aux bouquins. J'étais aussi heureuse que Bella lorsqu'elle est de retour à Forks, et je déplore que les scènes où elle apparaît aient été si condensées... j'adore sa complicité avec Bella. Carlisle, toujours wonderful, so cute, the very best, et dont la rareté des apparitions rendent chacune d'elles événementielles, Bella & Carlisle toujours parfaitement incarné par le délicieux Peter Facinelli (j'en redemande). Aro m'a enchantée! Honnêtement, s'il y a bien un personnage pour lequel je n'étais pas inquiète, c'est très certainement lui. Dés que j'ai su que Michael Sheen avait le rôle, je savais que l'affaire était dans le sac! Qui mieux qu'un ex loup-garou pouvait incarner un vampire jubilatoirement décadent? So perfect. De son côté, et même si on a bien peu le loisir d'en profiter, Dakota Fanning a fait des merveilles avec Jane: j'adore la détester! Et quel regard! Ouah! Enfin, dernier coup de coeur pour Harry Clearwater, interprété par le très sympathique Graham Greene, qui désamorce agréablement pas mal de scènes, et dont la bienveillance fait chaud au coeur. Hélas, le kung-fu ne fait pas tout... Snif.

 Depuis le départ, je trouve cette idée de Team Edward vs Team Jacob stupide. D'abord, parce qu'au tout début, avant d'avoir lu les bouquins, je me demandais franchement ce qu'on pouvait trouver comme arguments recevables pour hésiter une seconde entre les deux camps (
franchement... ). ensuite, parce qu'en approfondissant un peu du côté de Jacob, je ne voyais toujours pas comment on pouvait légitimement choisir un camp plutôt qu'un autre (faut avouer...). Mais bon, qu'on le veuille ou non, New Moon relance le débat... Et Taylor a mis le paquet pour faire pencher la balance en sa faveur! Outre le côté testostérone pas dégoûtant dont il nous fait partager les effets concrets (nan, franchement, de profil, c'est à tomber, et pourtant, les musclors, moi...), Taylor Lautner s'en sort plutôt super bien, volant même la vedette à celui-dont-on-prononce-trop-le-nom. D'abord, ce mec dégage un capital sympathie impressionnant. Je le prend direct comme meilleur ami moi! (L'actuel va gueuler, pas grave) Ensuite, pour ne rien arranger, il est plutôt mignon, le jeune homme (faut être franchement difficile) surtout depuis qu'on peut profiter de ses vrais cheveux. Enfin, il interprète son rôle au diapason, et ça, mes amis, ça n'a pas de prix. L'image du soleil associée à Jacob est on ne peut plus pertinente. Il émane de lui une profonde bonté, des élans passionnés (doublés d'effets collatéraux un peu flippants, il est vrai) et une vraie sincérité. Bref, il s'est investit à fond, ça se sent, et ça marche. Bravo Taylor!

Bella & Jacob
 Ce que j'aime chez Kristen Stewart, outre le fait que son implication à l'écran ne pourra jamais être remise en cause (
c'est une méga pointure, mes enfants), c'est qu'elle arrive à me réconcilier - partiellement - avec cette chouineuse de Bella. Rien que pour ça, elle a toute mon admiration, parce que la tâche est ardue. La preuve? Bella ne m'a - presque - pas agacée pendant tout le film (en fait, tout s'est bien passé jusqu'à ce qu'elle retrouve Edward, bizarrement...). Elle a su brillamment rendre compte du vide intérieur de Bella, de sa détresse, de ce trou béant dont elle parle pour qualifier le départ d'Edward, de cette solitude qu'elle ne parvient à palier que difficilement. Même son égoïsme par rapport à Jake passe comme pertinent, compréhensible, du moins pas répréhensible. Elle m'a profondément touchée, en définitive. Je l'ai trouvée plus naturelle, aussi, plus... plus à l'aise. On ressent nettement son implication émotionnelle, et c'est payant. Merci Kristen, t'es la meilleure.

 Je voudrais revenir sur une remarque récurrente qui m'a parut infondée depuis que le film est Edward Cullen sortit: celle selon laquelle Rob se serait moins investit sur ce film que le précédent. Hum, premièrement, je dirais que ce ne serait pas étonnant, étant donné qu'a priori, l'histoire se déroule un peu (
carrément) sans lui. Deuxièmement, je dirais que non, vraiment pas, je n'ai pas perçu de baisse dans son interprétation. Evidemment, si le fait de jouer un vampire dépressif donne l'impression de ressembler à un zombie, ça peut éventuellement passer pour du j'men-foutisme... Mais non. D'abord, parce que je trouve son interprétation irréprochable. J'ai la chance, pour ainsi dire, de n'avoir pas eu à imaginer complètement Edward, comme beaucoup d'entre vous, dans la mesure où j'avais déjà le visage de Rob en tête quand j'ai entamé la lecture de Twilight. Mais, pour le reste, l'attitude, les expressions, les traits dominants de sa personnalité, à mon sens, rien ne cloche. Il est tel qu'il devrait être, et je pense que l'impression étrange que l'on a avec New Moon vient indéniablement du fait que les scènes où Edward brille normalement - au sens figuré - ont été considérablement tronquées. Quant au côté très guindé d'Edward, ça gêne sans doute certaines personnes, mais en ce qui me concerne, j'ai toujours pensé qu'il avait un balai dans le cul. Là encore, c'est plutôt bien rendu!  
Ne change rien Rob, je on t'aime.

 La B.O. fait partie des bons points, surtout du point de vue de l'instrumentale orchestrée par Alexandre Desplat, dont j'adore les compos. Il a vraiment bien rendu le climat dramatique, beaucoup plus sombre, de cet opus. Les envolées de violons sont à tomber, la partition colle aux moments forts du film... C'est du très bon boulot. Et ça aurait pu être parfait si le thème du 1er volet avait été repris, comme cela se fait traditionnellement dans les sagas dignes de ce nom. Mais bon... Il était dit que New Moon ne serait pas parfait. Si je suis plus mitigée concernant l'autre B.O., je reste enchantée du choix de la plupart des titres, qui rendent là aussi parfaitement compte du désespoir de Bella. Gros coup de coeur pour Possibility, Hearing Damage et Rosyln, énormissimes.

 S'il y a un point sur laquelle la BA ne nous avait pas trompé, c'est sur les séquences se déroulant à Volterra. Mis à part une impression mitigée sur les retrouvailles de nos deux tourtereaux - nan, sérieux, pas top - le reste vaut son pesant de cacahuètes! Enthousiasmée je suis! D'abord, parce que la grande salle du conseil des Volturi est absolument identique à l'idée que je m'en faisais - fait assez rare pour être souligné -  avec sa haute coupole, ses marches de marbre (
pauvre Edward), ses colonnes... Tout, jusqu'à la disposition des "trônes" de la Trinité, est absolument parfait, et d'un goût exquis. Beaucoup ont critiqué la petite entorse faite au roman concernant les souterrains qu'empruntent toute la clique pour retrouver Aro & cie, mais pour ma part, j'ai adoré la scène de l'ascenceur. Elle est à tomber, avec sa petite musique lyrique, et les expressions figées, stoïques, des protagonistes - seules Bella et Alice se concertent du regard, tandis que Demetri lorgne vers Alice (et pas qu'une fois d'ailleurs, hein...) - en total décalage avec la situation tendue... Le genre de trait d'humour que j'affectionne particulièrement. Bref, Volterra, c'est la crème de la crème du film. Dommage qu'on en est si peu...

 La gestion de la déprime de Bella m'a véritablement soufflée. Je l'ai trouvé parfaitement retranscrite, et très communicative. Je peux vous l'avouer, ça m'a clairement déprimée, moi aussi. Le lendemain de la projo, je me trainais le même regard éteint, le même vague-à-l'âme, le même vide... J'ai aimé ce qu'ils en ont fait: pas un élément lourd et étouffant, mais plutôt un état de fait à comprendre, à digérer... Ils ont su la rendre vivante, cette déprime, avec le même brio que Stephenie Meyer dans le roman. J'ai eu la sensation de véritablement partager sa détresse, et ça, c'est bien joué.

Bella & Jacob
 Mis à part Volterra, ma séquence favorite est celle de la traque de Victoria, associé au saut de la falaise de Bella. Visuellement, c'est véritablement fluide, beau, éclatant, intense, avec une Rachelle LeFevre épatante, divine mais dangereuse (
j'ai adoré son look, dans cet opus), qu'il va être difficile d'oublier dans le prochain volet (quel gâchis). La musique de Tom Yorke colle parfaitement à cette séquence trépidante, pendant laquelle se jouent tant de choses (j'ai notamment aimé la façon dont, brutalement, Charlie se retrouve, sans le savoir, si pproche du danger et de ce que vit réellement sa fille au jour le jour). La seconde partie de cette séquence, à savoir le fameux saut de Bella dans le vide, m'a à demi contentée, mais c'est déjà pas si mal. Bon, son saut est clairement très moche. Mais une fois dans l'eau - mis à part la façon terriblement stupide dont elle s'assome toute seule contre les rochers - j'ai aimé la superposition avec Edward, la façon dont ils semblent réunis, tous les deux, enfin, et aussi la manière dont il disparaît à nouveau, dissout, évanouit, encore... C'est un moment très poétique, de suspension dans le temps, un peu.

Bella & Edward  La première fois que j'ai vu le film, je me suis dit: mais c'est quoi cette fin de m****??? Faut avouer, je l'attendais à fond le "
marry me" qui m'avait tant prise au dépourvue à la lecture de New Moon. Alors, voir cette superbe demande reléguée en wagon de queue après la séquence "amorce du triangle amoureux qui va faire trembler les murs", ça m'a clairement désarçonnée. Et puis, par la suite (c'est à dire les deux autres fois), j'ai trouvé ça plutôt ingénieux. D'abord, parce que ces salopards réussissent ainsi à créer un véritable sentiment d'attente et de manque dés l'apparition du générique de fin. Une sorte de cliffhanger pour conditionner le public par rapport au prochain volet, et attiser également la convoitise des fans, qui savent très bien ce qui se passe par la suite, mais s'en trouvent ainsi déboussolés... Pirates!


En conclusion de ce très long état des lieux, New Moon n'est pas une mauvaise adaptation, mais une adaptation inégale, qui pêche par une fidélité au roman que je juge à la fois excessive et mal dosée. Soit le film aurait dû être rallongé pour faire la part belle aux scènes clés, soit il aurait fallut couper certains passages inutiles, comme celui où Bella monte à moto avec un inconnu. Inégal, je vous dis. La différence majeure, par rapport au premier, c'est qu'ici, je peux juger du résultat par rapport au livre, ce qui m'était impossible pour Twilight, que je considère tout de même comme meilleur que cet opus, dans le sens où Hardwicke avait su en tirer le meilleur tout en lui apportant un peu plus, en remaniant notamment le côté suspens et action, trop peu présents dans le roman original. Il était plus homogène, en tous cas. Bref, pour le moment, Twilight conserve ma préférence. Même si...
Bref, attendre Eclipse va être une vraie torture...

Par Ashtray-girl - Publié dans : Twilight - Communauté : Twilight
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