Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 16:54

mini 091125052002795819 A l'écoute:

 

 

Blue Jeans - Del Rey   Broke my Bones - Boogers   Trouble - Skoug

Par Ashtray-girl - Publié dans : Dance The Way I Feel - Communauté : Parlons Zic !
Laissez un message après le "bip" - Vous avez laissé 0 nouveaux messages
Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 16:03

...

Please wait...

...

Downloading...

...

Don't turn off your machine...

...

...

Going to...

 

Reset  

 

Press F5 to refresh...

 

 

Par Ashtray-girl
Laissez un message après le "bip" - Vous avez laissé 0 nouveaux messages
Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 16:19
"...and it's hard at the end of the day".
 
Je ne les compte plus, ces fins de journées oppressantes, teintées de blues, ces tombées du jour mélancoliques, durant lesquelles le manque s'insinue, découvre le vide affreux qu'il creuse au fil du temps. Le manque de qui, de quoi? Peu importe. De la musique plein la tête, je marche, seule, l'esprit nébuleux, vers un home sweet home qui n'apaisera rien. Enfin, pas toujours. Les yeux dans le vague, perdus dans une alter-réalité douce-amère, ou simplement douce, c'est selon. Je marche, et je me déconnecte peu à peu, plus vraiment en prise avec le réel, avec l'instant. J'avance, sans réaliser que je suis en mouvement, sans rien voir du paysage qui défile. J'ai d'autres images devant les yeux. Et ce manque, toujours, au creux de l'estomac. Tous les soirs, ou presque.
Et puis, certaines fois, quand la mélancolie est plus forte que le reste, qu'elle l'emporte sur tous les petits trésors qui ont jalonnés la journée écoulée, comme un écho vicieux à ce qu'il y a eu de mieux, un rappel douloureux que tous ces instants, précieux, se sont déjà enfuis, inexorablement révolus. Alors, la peine sourd de tous les pores de ma peau, visible, palpable, impossible à occulter, malgré une composition de façade. Et le soleil déclinant n'y peut plus rien.
 
Il y a pourtant d'étranges rencontres, que l'on fait parfois dans ces moments-là. Des bribes de liens tissés à la va-vite, conçus pour quelques secondes seulement, émanant des êtres les plus improbables, de ceux dont on se prémunirait farouchement, évalués comme de potentiels nuisibles, intrus désagréables forçant le barrage de nos vies. Il arrive que ceux-là, ces inconnus peu engageants, se montrent d'un secours surprenant, dans les moments les plus adéquats. Une parole réconfortante, un sourire, une main tendue ou une porte entr'ouverte. Et parfois un compliment, aussi désuet soit-il. Un compliment fait avec tant de naturelle et de désinvolture, généreux, simplement, qu'il désarçonne, prend au dépourvu, et finalement illumine de l'intérieur. Juste quelques mots, prononcés spontanément, sans rien attendre en retour qu'un sourire ravi.
J'en ai croisé, plus souvent qu'à mon tour, de ces porte-parole du bonheur. Des émissaires anonymes, qui passent en courant d'air, sans laisser aucune autre trace qu'un peu de baume au coeur. Leurs traits restent flous, à jamais, leur voix s'estompe presque immédiatement. Et pourtant, le souvenir de leur gentillesse perdure, longtemps après, comme une caresse.
Qui sont-ils donc, ces anges gardiens étrangers, ces inconnus à la parole salutaire? Est-ce le même, changeant tour à tour de visage au gré des événements? Y'aurait-il vraiment quelqu'un, après tout, derrière chacun de nos pas?
 
On a tous un ange gardien. Secret, ou assumé, réel ou créé de toute pièce, divin ou humain. Un proche, un ami, un dieu. Parfois c'est lui, ou elle. Parfois c'est un autre. Chacun le sien, et sous des formes bien différentes. On y croit plus ou moins, selon les saisons, selon le temps, selon l'humeur, la direction du vent... Mais quand on a la sensation de le croiser...
 
Dear Umabel...
 
"In the arms of the angel, far away from here [...] may you find some comfort here."
 
Lyrics: Angel - Sarah McLachlan
Par Ashtray-girl - Publié dans : How Does It Feel
Laissez un message après le "bip" - Vous avez laissé 0 nouveaux messages
Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 16:18
Je parlais de caps, la dernière fois. Si l'un des plus fondamentaux pour se qualifier comme étant réellement (ou illusoirement) émancipé et adulte, c'est bien celui qui nous voit quitter le cocon protecteur (enfin, ça, vous me direz, ça dépend des cas) qu'est la demeure familiale.
Evidemment que j'y ai pensé plus d'une fois, à ce déménagement plus que symbolique, celui qui fragilise un peu ce lien si particulier qui m'unit à mes parents, me force à tenir bon sur mes frêles guibolles pour aller affronter le vaste monde... à quelques kilomètres de l'endroit où j'ai passé la majeure partie de ma vie. Avoir mon "chez moi", je suis pas contre. D'autant qu'à 25 ans, j'ai d'autres envies (comme celle de redécorer mon espace à mon image, me créant un univers vraiment rien qu'à moi, ne se limitant pas aux seules limites de ma chambre d'ado), et besoin d'espace, aussi. Et puis, il faut bien partir un jour, non? Du moins, c'est ce que l'on nous inculque.
 
A 25 ans, encore chez mes parents, je passe d'avantage pour une "Tanguy" que pour une fille aimante qui se sent bien à la maison. Mais qu'y a-t-il de mal à vouloir rester là où l'on est si l'on s'y sent bien, hein? Pourquoi, et surtout qui a dit que je devais absolument me conformer à une certaine idée de la vie conçue par la société (largement relayée, d'ailleurs, par les médias)? Suis-je anormale pour ne pas avoir souhaité prendre mon indépendance le jour de mes 18 ans? Suis-je naïve de penser que chacun avance à son rythme, peu importe s'il s'en trouve décalé par rapport au rythme infernal cadencé par notre monde de fous?
Je ne cherche pas à retarder l'inéluctable. Je sais bien que ce départ doit se faire. Je ne sais simplement pas si je suis prête ou non. Et ça me colle un peu la trouille. Une trouille teintée d'excitation à l'idée de pouvoir faire, en substance, "ce que je veux". Mais une trouille profonde de me retrouver à ramer sévère dans ma "nouvelle vie". En somme, j'appréhende de passer la porte et de me rendre compte que, définitivement, je ne suis plus une petite fille. Et que la grande doit apprendre à faire son chemin.
 
J'avais envisagé un autre déclic que le fait d'être trop à l'étroit à la maison ou jugé trop grande maintenant pour rester dans le giron de mes parents. Un déclic comme un départ à l'étranger, une rencontre amoureuse ou une coloc' planifiée avec soin. Mais, finalement, c'est l'âge qui a raison de mes choix. Peut-être bien pour le meilleur... mais le pire n'est pas toujours très loin.
 
Fouttus 25 ans...
Par Ashtray-girl - Publié dans : Never Grow Old
Laissez un message après le "bip" - Vous avez laissé 0 nouveaux messages
Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 16:16
La vie est faite de caps, paraît-il.
Des caps qu'il est plus ou moins aisé de franchir, selon que l'on y est préparé ou pas.
Des caps importants, mineurs, de transition, qui ne font que nous effleurer du bout de leurs contours timides.
Des caps majeurs, qui bouleversent en profondeur toute notre existence, remettant en cause les fondements même de notre personnalité parfois, nous plaçant en porte-à-faux, déstabilisants au possible...
 
C'est un de ceux-là que je traverse.
Je n'ai rien contre le changement. Au contraire. Les situations qui stagnent me filent le cafard, m'angoissent ou m'exaspèrent, c'est selon. J'ai toujours prôné le mouvement, surtout lorsqu'il incite à aller de l'avant. Mais il y a parfois des changements que l'on n'est pas particulièrement impatient d'accueillir, ou des changements que l'on n'est pas franchement pressé d'envisager. 25 ans est un de ces changements, un de ces caps, ceux dont je me passerais bien. Un cap que je redoutais depuis un moment déjà, que je me refusais même de célébrer (j'ai développé au fil du temps une curieuse aversion pour mes anniversaires), et que j'anticipais mal. Tout simplement parce que ces 25 ans sonnent l'heure du premier - et difficile - bilan.
 
25 ans, à l'échelle de l'Histoire, ça ne représente rien de plus qu'un grain de poussière. Mais, à l'échelle d'une vie d'homme - ou de femme, dans mon cas - 25 ans, ça représente un quart de siècle - rien que ça! - et pas moins d'un tiers de son espérance de vie globale, si l'on en croit les statistiques. Bref, une sacrée tranche d'existence, quand on y pense. Et justement, le fait d'y penser colle un certain vertige.
A l'heure où je devrais brûler sans compter les "plus belles années" de ma vie, je me retourne sur le chemin déjà parcouru et ne peut que constater, désemparée, que rien de ce qui s'est écoulé ne m'a inspiré la satisfaction escomptée. A 25 ans, je n'ai rien accompli qui soit digne d'intérêt à mes yeux. Un peu comme si, tout ce temps, j'avais attendu que quelque chose se passe, sans savoir - et tout en sachant, paradoxalement - quoi. Comme si j'avais jugé, jusque là, ne pas être encore "assez grande". Comme si ces lointaines années auxquelles on rêve étant gamins, toutes proches aujourd'hui, ne devaient pas encore arriver, et que le temps, lui, continuerait de s'étirer à l'infini pour me laisser tout loisir d'attendre le "bon moment". Et si c'était maintenant, là, tout de suite, le "bon moment"? Et si c'était le moment d'arrêter d'attendre que la vie, ma vie, commence?
Pourtant, ironiquement, ce ne sont pas tant mes angoisses profondes qui me troublent que la pression sociale extérieure. Vous savez? Ce miroir gigantesque que vous tend la société sans l'air d'y toucher afin que vous puissiez évaluer votre progression professionnelle et personnelle en vous référant à une pub type de chez Danone ou Renault: l'exemple bateau - parfaitement caricatural mais avéré - de la jeune cadre dynamique bardée de diplôme, en charge d'un poste à responsabilités, avec, déjà, un crédit immobilier sur le dos (La Banque Populaire assure), mais qui prend tout ça avec le sourire grâce à ses cours de yoga, son jules ultra canon (qui lui aussi occupe un poste à responsabilités et roule dans un coupé sport hybride à faible émission de CO2), et son appart' repensé par D&CO, qui décide dans la foulée - horloge biologique oblige - qu'il serait temps de mettre en route le second de ses 2,6 enfants... le tout avant 30 ans.
Tout ceci - marques y comprises - est un exemple parfaitement arbitraire qui condense à la fois les critères sur lesquels je ne me retrouve actuellement pas et le rôle des médias dans cette pression permanente du consommacteur de moins de 35 ans. A 25 ans, j'ai la sensation désagréable d'être en retard par rapport à ce que la société m'incite à être et celle d'être parfaitement en accord avec mon rythme à moi. On sait tous, au fond de nous, que ce qui importe vraiment, c'est d'être en harmonie avec soi-même. Pourtant, si tel est le cas, pourquoi ce sentiment de culpabilité par rapport aux statistiques?
A 25 ans, j'ai l'impression d'être encore une grande gamine, pas tout à fait sortie de l'adolescence, pas totalement entrée dans l'ère adulte, et absolument pas résignée à renoncer à l'innocence de ses années en culotte courte. Pourtant, le conflit, intérieur et extérieur, demeure. Le défi reste de trouver le courage de tracer son propre sillage dans un paysage déjà bien cartographié, dont les chemins moroses n'inspirent à l'idéaliste que je suis que dégoût et ennui. L'appréhension de n'avoir un jour pas d'autre choix que de les emprunter et d'y rester coincée est, elle aussi, puissamment présente, planant au-dessus de mes doutes comme un oiseau de proie, à l'affût du moindre de mes faux pas. Et Dieu sait qu'ils sont nombreux!
En attendant de déterminer qui je suis et où je vais, je continuerais à me triturer les méninges à la recherche des possibles issues et autres chemins de traverses.
Et, jusqu'à ce que je la trouve et l'apprivoise, I'll be searchin' my soul... même si elle a 25 ans, elle aussi.
Par Ashtray-girl - Publié dans : Never Grow Old
Laissez un message après le "bip" - Vous avez laissé 0 nouveaux messages

Me, Myself and I

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés